L’alliance pour Arès : croyants ou incroyants, mais libres et fraternels.

“… en enseignant un autre langage.” – frère Michel

Posté en Uncategorized par Laurent l'un à 18/12/2008

 

 

Je comprends que le mot “pénitence” dans La Révélation d’Arès fasse problème à ceux qui n’utilisent pas le filtre prophétique — parole de Mikal Ma Parole (Rév d’Arès, Le Livre i/12) — et qui ne comprennent ce livre qu’à travers le dictionnaire Larousse, Robert, de l’Académie, etc.

 

 

Depuis 1974 j’ai affronté des milliers de fois tous les qui pro quo et toutes les méprises ainsi provoqués et je me suis appliqué à expliquer sans me lasser (Rév d’Arès 26/5-15).

On peut “regretter” les mots qui, dans La Révélation d’Arès, apparaissent avec un sens différent, ou décalé, ou élargi, par rapport aux sens que leur donne la culture, mais c’est comme ça et notre mission de Pèlerins d’Arès consiste — entre autres choses — à faire connaître au public ces sens, qui sont ceux que leur donne la grande Pensée, Auteur de la Parole d’Arès!

Pénitence et quantité d’autres mots: pardon, péché, âme, princes, culte, rite, etc., ont chacun un sens nettement démarqué par rapport au sens culturel soit parce qu’il reprend un sens oublié, soit parce qu’il est utilisé faute de mots plus exacts disponibles, par obligation de parler une langue humaine avec son vocabulaire insuffisant, ce qui fait du mot en question un véritable néologisme. Je pense qu’en ce qui concerne “pénitence”, on peut admettre cette seconde hypothèse. Pourquoi? Parce qu’il est important de savoir que la Bible, aussi bien l’ancien que le nouveau testament, n’a pas de mot pour “pénitence”. La grande Pensée, Auteur de La Révélation d’Arès, ne pouvait donc pas vraiment reprendre le sens oublié d’un mot de sa Parole (Bible) qui n’existe pas. Peut-être reprend-Elle un sens utilisé dans les premiers siècles du christianisme et oublié depuis, mais nous n’avons pas vraiment connaissance de cela.

C’est par souci de raccourci ou par erreur et/ou par déformation religieuse, que les traducteurs de la Bible ont utilisé le terme “pénitence”, par exemple dans le cas très connu de Jean le Baptiste, dont on lit dans certaines traductions qu’il prêchait “la pénitence”. En fait, le terme exact est dans Matthieu 3/6 comme dans Marc 1/5 : il prêchait “la confession des péchés.” Tout autre chose. Or, La Révélation d’Arès prend une position très nette contre la “confession des péchés” (Rév dArès 30/15). Il en va de la prédication de Jean le Baptiste comme de l’eau qu’il utilisait pour son baptême (Rév d’Arès 20/3), ce n’est pas moralement répréhensible et c’est plein de bonnes intentions, mais c’est sans valeur de “Fond”.

C’est, d’ailleurs, dans cette même Veillée 30 que la mot “pénitence” est clairement expliqué : “Le pénitent n’est pas le pécheur qui s’assied dans la poussière, qui se couvre d’un sac, mais (c’est) l’homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ? ” Et changé sa vie comment ? En s’efforçant de pratiquer le bien et rien que le bien, ce qui est tout le sens de La Révélation d’Arès.

L’idée d’expiation et de regrets des péchés, même s’il n’est interdit à personne de regretter ses péchés, n’est pas une condition de la pénitence : “Je (le Créateur) ne pardonne pas les péchés. Mon Salut n’est pas au bout du pardon, mais au bout de la pénitence” (30/10). C’est pourquoi je dis tout simplement et continuellement :

La pénitence n’est rien d’autre que le renoncement à la pratique du mal (mensonge, colère, égoïsme, violence, orgueil, etc.) et l’effort de ne pratiquer que l’amour, le pardon, la paix, la délivrance (libération) de tous les préjugés et l’intelligence spirituelle.

N’importe qui, même incroyant, peut être pénitent, c’est-à-dire homme ou femme de bien.

Certes, cette nécessaire précaution que nous devons prendre en précisant à chaque fois ce que signifie “pénitence” alourdit un peu notre mission d’explication, mais dans cette génération, nous ne pouvons pas échapper à cette obligation, puisque tout ce qui conduit au salut de l’individu ou du monde est à revoir d’un bout à l’autre.

Nous ne pouvons enseigner la Vérité qu’en enseignant un autre langage. Michel Potay, frère Michel

 


 

Cet article est d’abord paru en commentaire, ici :
http://alliancepourares.wordpress.com/2008/12/15/cette-intelligence-de-la-penitence/#comment-81

 

 

 

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